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Novillars : bientôt une centrale de cogénération biomasse

[mardi 13 mars 2018 13:52]
Thème Economie
Aménagement
Environnement
Novillars : bientôt une centrale de cogénération biomasse

La présidente du Département, Christine Bouquin, s’est rendue le 9 mars sur le site de la papeterie de Novillars, Gemdoubs, où une centrale de cogénération biomasse se construit. Qualité environnementale, consolidation de l’emploi, les vertus attendues de cette installation sont nombreuses. Mise en service prévue en janvier 2019.


Lorsque le Département du Doubs a soutenu la reprise de la papeterie du Doubs, implantée à Novillars, par Fady Gemayel (industriel libanais de la filière cartonnerie), en 2013, la question de la consommation en énergie constituait un enjeu majeur. En effet, plus de 30% du coût de revient de la réalisation du papier recyclé était lié à ce poste de dépense. La possibilité d’adosser la papeterie à une centrale de cogénération biomasse était une solution pour améliorer la rentabilité de l’activité. Ce procédé consiste dans la production d'électricité et de chaleur sous forme de vapeur d’eau grâce à la combustion de matières végétales. Bénéficier de la vapeur produite par la chaudière bois permet ainsi à la papeterie d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.


Gagnant-gagnant

Pour être rentable, une telle centrale a besoin de pouvoir à la fois revendre son électricité à EDF à un tarif garanti et de valoriser sa chaleur dans un rayon très proche, puisque la vapeur est difficilement transportable. Ici, la vapeur d’eau servira à la papeterie pour sécher le papier recyclé produit sur place (85 000 tonnes de papier carton produits en 2017) et à alimenter un réseau de chaleur de la commune de Novillars. Une coopération gagnant-gagnant !
La construction de cette centrale portée par la société CBN (Centrale Biomasse Novillars) permet également de consolider les 70 emplois de la papeterie tout comme ceux de la filière bois locale (50 emplois concernés) puisque la centrale s’approvisionnera dans un rayon de 100km. La centrale elle-même entraînera la création d’une vingtaine d’emplois.

Info +

Quelques chiffres

180 000 tonnes de bois local par an, non valorisés par l’industrie, sont nécessaires au fonctionnement de la centrale : il s’agit de produits forestiers dits "bois ronds" (issus de la gestion forestière : quelques troncs,  des houppiers, des racines, des grosses branches), des produits connexes des industries du bois (sciures, plaquettes),  des écorces, des produits bois en fin de vie non traités.
30 000 tonnes de rejets de CO2 seront économisées chaque année, soit les émissions annuelles de 25 000 voitures.
Le tout pour une mise en service industrielle envisagée dès janvier 2019.
Coût total du projet : 87M€ porté par Akuo (actionnaire majoritaire), la Caisse des dépôts et consignations, CAM Energie, Gemdoubs et Crédit Agricole Franche-Comté Investissements.

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