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Lutte contre les violences conjugales : Le Département pleinement engagé !

[lundi 25 novembre 2019 12:14]

Accompagnement des usagers en détresse par les travailleurs sociaux du Département, soutien financier au dispositif « Téléphone Grave Danger », campagne de sensibilisation et, lundi 25 novembre, lancement du plan départemental  de lutte contre les violences faites aux femmes… Le Département, chef de file des solidarités humaines, se mobilise tout au long de l’année pour lutter contre ce fléau.

Lundi 25 novembre, Christine Bouquin, Présidente du Département, a signé, dans les locaux de l’association Solidarité Femmes à Besançon, aux côtés de nombreux partenaires dont Joël Mathurin, préfet du Doubs et d’Étienne Manteaux, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Besançon, un plan départemental  de lutte contre les violences faites aux femmes. Ce plan fait suite au Grenelle contre les violences conjugales lancé en septembre par l’État et pour lequel le Département fut très présent lors des réunions locales de l'automne. Il vise trois objectifs :
- une meilleure information sur les possibilités d’accompagnement pour plus de lisibilité et de fluidité dans le parcours des femmes victimes de violence
- la formation des différents intervenants pour une meilleure orientation des victimes
- une meilleure coordination de l’action des policiers et des gendarmes avec celle des travailleurs sociaux.

La parole des témoins sur affiche

Sensibiliser le grand public et les travailleurs sociaux de la collectivité est également une des missions que s’est fixée le Département pour enrayer ces violences. Une campagne d’affichage choc, avec la parole des hommes et des enfants témoins de victimes, vient de démarrer sur les réseaux sociaux et dans les principaux sites du Département avec ce slogan : «  Contre les violences faites aux femmes, agissons maintenant ! »

 

Les travailleurs sociaux du Département formés

Les 300 professionnels sociaux et médico-sociaux du Département sont en première ligne pour le repérage et l’accompagnent des femmes victimes de violence conjugale, dans le cadre d’une approche globale : logement, santé, autonomie financière, parentalité, accompagnement psychologique, démarches juridiques.  Depuis plusieurs années, le Département sensibilise et forme ces professionnels à la détection des situations préoccupantes et à l’accompagnement des personnes victimes de violences conjugales.

 

Des places d’hébergement provisoires

À travers sa mission d’Aide sociale à l’enfance, le Département est aux côtés des femmes enceintes et des jeunes mères victimes de violences conjugales. Une instance appelée Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) permet aux associations, à l’État et au Département, de se concerter pour examiner les situations repérées et déterminer les bénéficiaires de places d’hébergement provisoire disponibles.

 

Un soutien financier au « Téléphone Grave Danger » (TGD)

Ce dispositif a pour but d’apporter aux victimes de violences conjugales une solution technique associée à un accompagnement croisé. Il vise à assurer une protection et une prise en charge globale de la personne physique ayant accepté, auprès du procureur de la République de son lieu de résidence, d’être équipée d’un dispositif de télé protection grave danger. Il s’agit d’un téléphone mobile permettant à son bénéficiaire de joindre, en cas de danger, la plateforme de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24. Cette dernière, reliée directement au centre d’information et de commandement de la Police nationale et au centre d’opérations et de renseignement de la Gendarmerie nationale, favorise alors l’intervention rapide des forces de l’ordre.

 

Haut-Doubs : soutien psychologique

Depuis 2012 à Morteau et depuis 2016 sur tout le Haut-Doubs, le Département, en partenariat avec le CCAS de Morteau, propose aux victimes de violences conjugales (enfants, parents victimes ou auteurs des violences) cinq séances avec l’un des neuf psychologues signataires d’une convention. Objectif : proposer une écoute pour permettre à la personne de prendre du recul et sortir de cette situation. En 2018, 28 personnes avaient bénéficié de ce dispositif, expérimenté au départ sur Morteau puis étendu à tout le Haut-Doubs, désormais reconduit chaque année.