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SDIS25 – Département : exercice conjoint de sécurité dans le tunnel de Champlive

[mercredi 8 janvier 2020 11:20]
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SDIS25 – Département : exercice conjoint de sécurité dans le...

Le 12 décembre dernier, un exercice de sécurité a réuni les sapeurs-pompiers du Doubs et les agents de la Direction des routes, des infrastructures et des transports du Département. Cette mise en situation à l’initiative du Département, exploitant du tunnel, en présence notamment des services de la DDT et de la Préfecture du Doubs avait pour but de vérifier la conformité du dossier de sécurité du tunnel, les interventions des différents acteurs concernés, leur coordination, complémentarité et délais d’intervention en cas d’accident.


Basé sur un scénario défini, l’exercice a pris la forme d’un accident impliquant un véhicule léger et un 2 roues dans le tunnel. Ce type d’exercice s’inscrit dans les obligations réglementaires d’exploitation des tunnels de plus de 300 mètres (372 m pour celui Champlive). L’alerte est donnée depuis l’une des bornes « SOS » située aux extrémités du tunnel. Un agent des routes du Département joue le rôle d’un témoin de l’accident, répond aux premières questions qui seraient posées sur ce type de situation et décrit la scène. Cette première phase permet aux Sapeurs-pompiers de pouvoir estimer les secours à envoyer sur place et d’alerter de manière simultanée les forces de l’ordre. En même temps que la description de la scène et de ses protagonistes, l’alerte est envoyée aux casernes concernées (ici Baume-les-Dames et Bouclans) qui partent sur cette intervention et restent en contact avec le Central.


Comme une alerte classique

Une fois arrivés, les secours poursuivent leur action, comme pour une vraie intervention : discussion avec les victimes pour établir le premier bilan médical et de contexte. Selon la gravité des blessures constatées, des moyens de secours complémentaires peuvent être envoyés, les services du Département peuvent être alertés pour lancer la procédure prévue au Plan d’intervention et de secours (PIS) du tunnel (qui constitue la pièce maîtresse du dossier de sécurité de l’ouvrage en pareille situation). Pour ce cas précis, il s’agit de la venue sur place d’une équipe pour dégager la voie après l’intervention des sapeurs-pompiers, veiller à l’installation des déviations prévues et définir in fine la possibilité de rouvrir le tunnel à la circulation. Chaque étape des interventions des différents intervenants est chronométrée pour vérifier leur adéquation avec les standards attendus. Un débriefing de l’opération entre les différentes parties a permis dans la foulée de mettre en valeur ce qui a ou n’a pas fonctionné, d’en comprendre les raisons et de réajuster les modes opératoires. Ce type d’exercice est à renouveler annuellement.


Trois tunnels de plus de 300 mètres dans le Doubs

La présence des services de la Préfecture, souhaitée par le Département, lors de cet exercice n’avait rien d’anodin. Ils ont pu s’assurer de la bonne coordination des différents services de secours, de la mise en sécurité en cas d’accident et, plus globalement, de la bonne gestion de l’ouvrage. Ce tunnel étant de plus de 300 mètres, il est en effet soumis à une autorisation d’exploitation préfectorale spécifique. Ils sont trois tunnels dans le Doubs - avec le tunnel de la Citadelle à Besançon et celui de la voie de Mercureaux – à être soumis à ce type d’autorisation. Celui de Champlive est le seul relevant du Département à être concerné par ce type d’exercice.

Photos : Lionel Georges