« Une suspicion de mortalité piscicole anormale » dans la Loue, au printemps, a conduit le préfet de Franche-Comté à solliciter l’Onema pour une pêche de comptage exceptionnelle. Celle-ci a duré trois jours. Elle a commencé le 20 juillet à Cléron, en présence notamment de Claude Jeannerot, président du Conseil général, de Jacques Breuil, vice-président en charge l’Aménagement local et du développement durable des territoires, de Pascale Humbert, directrice régionale de l’Environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL)…
Les premiers résultats sur l’état de la population piscicole seront connus à l’automne. Mais il faudra quelques mois pour obtenir une radiographie complète comparée au précédent inventaire réalisé en 1999. Cette comparaison donnera une idée plus précise de l’évolution de la Loue « qui s’est détériorée au fil des dernières années », selon des riverains et des pêcheurs.
Á comparer avec l’inventaire de 1999
Pour ce recensement, les mêmes techniques qu’en 1999 ont été employées aux mêmes endroits : Mouthier, Ornans, Cléron et Lombard. Des filets sont tendus sur toute la largeur de la rivière, en amont et en aval afin d’isoler une portion de 200 mètres de long environ. Une faible intensité de courant électrique est envoyée dans l’eau afin d’anesthésier les poissons. Armés d’épuisettes, les pêcheurs de l’Onema les récupèrent et les placent dans des bacs. Les poissons sont inventoriés, mesurés, pesés... Avant d’être remis dans la Loue, ils sont placés dans un bac de réveil. Le plus grand soin est apporté en effet pour ne pas les faire souffrir.
Á Cléron, la pêche n’a pas été miraculeuse mais il faudra attendre quelques mois pour avoir une idée précise des espèces présentes et de leur état sanitaire.