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Un repas 100% local au collège de Quingey

[mercredi 4 avril 2018 17:39]
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Un repas 100% local au collège de Quingey

De l’entrée au dessert, les élèves du collège Félix-Gaffiot ont pu tester et approuver la qualité des produits locaux. Une classe de 6e a même pu rencontrer  l’éleveur qui a fourni la viande du jour. Un rapprochement producteurs locaux – restaurations scolaires facilité par le Département.


Au menu ce 29 mars pour  400 élèves, professeurs, personnels et administratifs du collège Félix-Gaffiot : salade verte comtoise – saucisse de Morteau Bazin ; Sauté de porc champêtre d’Oliver Bole à Paroy et pommes de terres et choux frisés des jardins de Zélie à Fertans ; comté et Morbier de chez Maugain de Chapelle-d'Huin ; gâteau de ménage de la boulangerie Goy de Quingey. Pour l’occasion, Thierry Maire du Poset, conseiller départemental, membre du conseil d’administration du collège et administrateur national d’Agrilocal et Olivier Bole, éleveur  de porcs à Paroy étaient présents.

 

 « Il se noue une vraie relation entre les producteurs et les consommateurs »

Le rapprochement entre les producteurs locaux et les restaurations collectives est une démarche que le Département encourage. Il a ainsi mis en place la plateforme Agrilocal25 qui permet de traiter les commandes en adéquation avec les impératifs légaux.
Thierry Maire du Poset : « Agrilocal est un outil national de mise en relation entre les restaurations collectives et les producteurs locaux. Nous l’avons adapté au Doubs. C’est important pour nous, Département, de mettre en valeur la qualité de ce qui se fait ici. Les avantages sont multiples : on réduit les transports et la pollution, on fait travailler les gens du secteur, ce qui contribue à faire vivre nos territoires. Il se noue une vraie relation entre les collèges, les consommateurs et les producteurs. Nous sommes enfin dans une logique de qualité, de développement durable. Quand on mange bien, on jette moins. On lutte mieux contre le gaspillage alimentaire. C’est un cercle vertueux. »

 

 « Il est important de faire savoir qu’une offre de qualité est disponible sur place »

Olivier Bole : « Ce soutien du Conseil départemental et des collèges est très important pour nous. Ce genre de rencontres, c’est un super cadeau puisque ça nous permet à la fois de travailler et de faire connaître nos produits. Il est très précieux d’avoir des retours de nos clients et de leur faire savoir qu’une offre digne de ce nom est disponible sur place avec les outils adéquats de production. Le message que j’essaie de transmettre aux élèves est simple, il faut prendre le temps de penser à ce que l’on mange, dans quelles conditions cela a été produit ou élevé, quelles sont les étapes et la durée pour aboutir au produit fini. Se poser toutes ces questions permet de mieux consommer ensuite. »


 « Cela fait partie des missions du collège»

Si les animations sont régulières à la cantine du collège (repas à thème,  choix de plats ou de menu par des classes, recettes de professeurs ou plus littéraires comme le pot-au-feu de Guy de Maupassant issu de « La parure »), un repas 100% local sort de l’ordinaire pour les 400 demi-pensionnaires réguliers de l’établissement.
François Feuvrier, principal du collège : « Nous y voyons un intérêt global. Cela fait entièrement partie de nos missions pédagogiques et contribue à la formation citoyenne des élèves. C’est un moyen très concret de lier cette formation avec le développement responsable, durable, le respect de la planète. Ce sont eux qui, demain, vont construire le monde, il est donc important de leur apporter cette sensibilité et de le faire de manière très concrète, par leur passage au self. »


 « J’ai toujours été sensible à la qualité de ces produits »

Didier Bernardin, chef de cuisine du collège, explique : « Avec le collège, nous utilisons l’outil Agrilocal depuis sa mise en place. Même avant, j’ai toujours essayé de travailler en local. On l’utilise pour la viande, les produits laitiers en essayant de ne pas se fournir à plus de 60 km à la ronde pour rester vraiment dans l’esprit local. C’est plus difficile pour les légumes. J’ai toujours été sensible à la qualité de ces produits. C’est de la bonne marchandise, on voit tout de suite la différence quand on le travaille. L’aspect, la couleur, l’odeur et le goût aussi, bien évidemment. On sensibilise les élèves à cela. En collège, on a encore le temps d’échanger un peu avec eux, d’avoir cette approche qui n’est plus possible au lycée. C’est un travail quotidien d’autant plus efficace s’il est complété en parallèle dans les classes, comme nous arrivons à le faire parfois. Sinon, les élèves restent très classiques dans leurs goûts. »

En savoir plus sur les circuits alimentaires de proximité et Agrilocal : http://www.doubs.fr/index.php/circuits-alimentaires-de-proximite

Crédit photo : Yves Petit

Diaporama