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[COVID-19] Portraits : les agents, la protection des enfants et les aides d'urgence

[jeudi 7 mai 2020 16:25]

Si les différentes missions d'Amandine Jacquinot au sein des Pôles Action Sociale, Logement, Insertion et Enfance Famille à la Direction Territoriale des Solidarités Humaines de Besançon n'ont pas évolué avec le confinement, leur organisation s'est adaptée à ce nouveau contexte.

« Nous avons su réagir vite compte-tenu des circonstances et créer de nouveaux outils pour le travail à distance. Les outils préexistant nous aident à bien faire le lien entre nous. Le travail à distance complexifie un peu les choses et nécessite une plus grande concentration. Nous avons la chance d'avoir une équipe géniale. Tout le monde échange, écoute, partage ses informations, rend service. Il y a une grande vigilance de tous et particulièrement des collègues qui sont en lien avec les familles. »

Un travail d'interface renforcé

« Chaque semaine, je reçois les nouvelles « fiches de recueil d'informations préoccupantes » qui concernent un danger repéré pour un enfant. Notre équipe d’unité d’évaluation enfance

« Chaque semaine, je reçois les nouvelles « fiches de recueil d'informations préoccupantes » qui concernent un danger repéré pour un enfant. Notre équipe d’unité d’évaluation enfance famille, détermine alors le binôme de professionnels qui sera positionné sur cette situation. A l’issue de l’évaluation, un rapport est établi et transmis au service de recueil des informations préoccupantes. Il est alors préconisé soit de mettre en place des actions d'accompagnement auprès de ces familles – donc de mobiliser les outils de prévention à notre disposition comme une Aide Éducative à domicile (AED) ou l’intervention d’une Technicienne d’Intervention Sociale et Familiale (TISF)…. – ou, si la famille n’adhère pas au travail accompagnement et que l’enfant est en danger ou en risque de danger, de réaliser un signalement à l’Autorité Judiciaire. Je réceptionne également des fiches de détresses sociales, rédigées suites à l’intervention des gendarmes au domicile des familles et qui nécessitent notre intervention. Je suis l'interface entre les professionnels de terrain et les responsables. Je m'assure que chaque étape du processus se réalise dans les meilleures conditions possibles. »

Des régies d'avance pour gagner en réactivité

« L'autre grand volet de mes missions concerne les aides financières pour les besoins d'urgence des usagers. Ces besoins recouvrent l'alimentation, les produits d'hygiène et le logement. Traditionnellement, ils prennent la forme de tickets conventionnés envoyés aux personnes concernées. Vu le contexte, une équipe pluridisciplinaire évalue chaque semaine l'ensemble des situations. Quand la réception des Chèques d’Accompagnement Personnalisés par courrier est tardive, nous mettons alors en place une « régie d'avance ». Cette semaine, j'en ai établi une quinzaine. Dans ma direction, pour le secteur de Besançon donc, il y a cinq régies d'avance. J'ai la responsabilité de trois d'entre elles. Chaque fois, nous préparons une attestation et les tickets, le tout sous enveloppe. Nous donnons rendez-vous aux personnes, munies de leur pièce d'identité. Nous appliquons scrupuleusement les gestes barrières. Il n'y a pas de contact, elles n'entrent pas dans le bureau, l'échange se fait par la fenêtre afin de limiter les risques. Cette régie d'avance donne de la flexibilité et de la réactivité en cette période plus difficile pour les personnes les plus fragiles. »