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[COVID-19] Portraits : les agents des centres médico-sociaux mobilisés durant la crise

[mercredi 6 mai 2020 09:18]

35 centres médico-sociaux sont répartis sur l’ensemble du Département. D’ordinaire, des professionnels accueillent le public pour apporter un accompagnement dans différents domaines : logement, autonomie, enfance, famille, insertion…

Malgré les mesures de confinement, un accueil téléphonique continue d’être assuré pour répondre aux besoins des usagers. Sur, le pays de Montbéliard, les 12 lignes téléphoniques des centres médico-sociaux ont été réorientées sur le centre médico-social du Petit Chenois ou se relaient les secrétaires médico-sociales, comme Catherine Hellegouarch : « Nous recevons actuellement entre 80 et 120 appels par jour. Les usagers nous contactent pour des problématiques variées : problèmes financiers, de logements, liés à l’enfance. Nous faisons face à des situations connues ou nouvelles. Notre rôle consiste alors à bien évaluer le besoin, son degré d’urgence et à le transférer ensuite au travailleur social en charge du suivi lorsque la situation est connue. Pour une nouvelle situation ou un cas d’urgence, un travailleur social d’astreinte en présentiel au CMS  est mobilisé. »

Pour ce travail de « régulation », Catherine s’appuie sur une expérience de près de 10 ans en tant qu’auxiliaire de régulation médicale au SAMU. Un passé  professionnel  très utile pour bien identifier le motif de l’appel, répondre aux inquiétudes exprimées liées à cette crise sanitaire et rassurer si nécessaire.

Un collectif au service des usagers

« Le CMS reste bien entendu la porte d’entrée des usagers pour nous solliciter. Ensuite, c’est tout un collectif qui se mobilise. Les travailleurs sociaux continuent à répondre à la demande, grâce à une organisation adaptée. Deux à trois secrétaires et deux travailleurs sociaux sont physiquement présents au CMS, les autres collègues assurent leurs missions en télétravail. Nous réalisons même, dans le cadre du plan de continuité de l’activité, certaines consultations de protection maternelle et infantile, pour maintenir la vaccination obligatoire des enfants. La continuité du service est ainsi assurée.»