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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

[mercredi 25 novembre 2020 10:52]

En 1999, l'Assemblée générale des nations unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème de la violence à l’égard des femmes.

À travers ses compétences sur le champ des solidarités humaines, le Département est engagé au quotidien dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

 

Avec des services sociaux placés en première ligne, le Département du Doubs mesure au quotidien, et davantage encore dans le contexte de crise sanitaire, l’ampleur des violences faites aux femmes et ses répercussions sur les enfants notamment.

Que ce soit avec l’action de ses services ou à travers les dispositifs qu’ils financent, le Département agit au quotidien pour prévenir et lutter contre les violences faites aux femmes.

Ainsi, le Département participe au financement de 2 postes d’intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie (ISCG). Éléonore Tisserand est l’une d’entre elle. Elle nous présente ses missions.

 

Doubs.fr : Mme Tisserand, le dispositif d’intervenant social en commissariat et gendarmerie vient de se mettre en place dans le Doubs. En quoi consiste-t-il ?

 

Éléonore Tisserand : L’intervention sociale en commissariat et en gendarmerie s’inscrit dans le cadre de la politique publique de prévention de la délinquance, avec, entre autres, des missions de prévention et de lutte contre les violences intrafamiliales, faites aux femmes, et l’aide aux victimes et aux personnes en difficulté. C’est un dispositif qui s’est mis en place très récemment dans le Doubs, grâce aux concours des collectivités locales et de l’Etat. L’association France-Victimes assure la gestion de dispositif. Quant à moi, j’ai pris mes fonctions en septembre dernier au sein de l’association. J’assure des permanences au sein des commissariats de police de Besançon et Pontarlier, sur les brigades de gendarmerie de Morteau, Ecole-Valentin, Valdahon et Saint-Vit. Ma collègue intervient au commissariat de police de Montbéliard et de la brigade de gendarmerie d’Etupes.

 

Doubs.fr : quelles sont vos principales missions ?

 

Éléonore Tisserand : Je travaille en lien très étroit avec les services de police et de gendarmerie. Dès qu’ils interviennent sur une situation où des problématiques sociales ou familiales sont repérées, je suis immédiatement informée afin de prendre connaissance du dossier. J’évalue alors cette situation et je peux ensuite accompagner et orienter rapidement les victimes vers les structures spécialisées.

 

Doubs.fr : Comment sont prises en charge les femmes victimes de violence ?

 

Éléonore Tisserand : Parmi l’ensemble des situations que j’ai à suivre, je rencontre effectivement des femmes victimes de violences. Celles-ci surviennent suite à des problèmes de couple, de garde d’enfants ou d’adolescents violents. Une fois la situation évaluée en lien avec les juristes de France Victimes 25, je propose aux victimes des solutions pour les aider à très court terme. Que la personne veuille porter plainte, quitter le domicile conjugal, soit seule ou avec des enfants… je l’oriente vers des partenaires qui peuvent l’aider à trouver des solutions adaptées. Je suis en lien avec un réseau d’acteurs sociaux, associations ou collectivités territoriales. Ce travail d’équipe permet de trouver des solutions pour palier à l’urgence. Et pour protéger les femmes victimes de violence, nous pouvons également mobiliser le dispositif « Téléphone grave danger » et prochainement, nous disposerons de bracelets anti-rapprochement. Enfin, un pôle psycho-social a récemment été créé au commissariat de police de Besançon avec l'intervention d'un psychologue. Ceci nous aidera à mieux appréhender les situations.