L’action sociale de la CRAM : Préserver l’autonomie des personnes âgées

Au-delà de leur mission principale qui consiste à calculer et verser les pensions de retraites aux anciens salariés du régime général, les Caisses d’Assurance Maladie et Retraite (CRAM), agissent pour soutenir les populations retraitées en difficulté, pour préserver l’autonomie des personnes âgées.

Nous avons questionné Mr Christophe MADIKA, Directeur de la CRAM BOURGOGNE / FRANCHE COMTE, à propos de l’action socialemise enoeuvre dans l’organisme qu’il dirige.

AU FIL DES ÂGES : En quoi consiste l’action sociale de la CRAM ?


Christophe MADIKA : L’action sociale de la CRAM a pour objectif d’accorder des aides, individuelles ou collectives, humaines ou matérielles, aux personnes âgées. Elle s’adresse en priorité aux retraités du régime général classés Gir 5 et 6, c’est à dire peu dépendants, mais fragilisés
par l’isolement géographique ou social ou par leur niveau de ressources. L’évaluation du retraité est réalisée à son domicile afin de prendre en compte tous les aspects de sa situation, de déterminer ses besoins et de lui apporter des réponses adaptées.Ces aides sont soumises à des conditions d’attribution. Elles sont allouées en fonction de priorités définies par le Conseil d’Administration de la CRAM et de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse.


A.F.D.A. : Quelle est l’importance du rôle de la CRAM dans ce domaine ?

C. M. : La prise en charge de la dépendance de la personne âgée est un enjeu majeur dans notre Société. Il s’agit d’accompagner le passage du 3e âge au 4e âge, de relever le défi du «mieux vieillir », afin de prévenir la perte d’autonomie et d’assurer le maintien à domicile dans les meilleures conditions.
Bien souvent, l’aide aux personnes âgées repose sur la famille et le voisinage. En proposant des offres de soins ou de services adaptées, la CRAM a donc un rôle d’accompagnement social important tout au long de la vie à la retraite.


A.F.D.A. : En quoi consistent ces offres de soins ou de services ?

C.M. : Après analyse des besoins de la personne, des prestations d’aide à domicile sont mises en oeuvre dans le cadre d’un « panier de services » diversifiés, appelé plan d’actions personnalisé (PAP) : aides ménagères, courses, portage de repas, téléassistance, transport, hygiène, aménagement du logement, hébergement, etc. En 2008, 13 191 plans ont été préconisés et 17 344 personnes ont bénéficié de l’aide à domicile.


A.F.D.A. : La CRAM met-elle enoeuvre d’autres actions sociales ?

C. M. : La CRAM apporte également une aide pour préparer le retour du retraité à son domicile après une hospitalisation. Cette aide a pour objectif de lui faire recouvrer son autonomie dans les meilleures conditions. Une coordination entre les services sociaux de l’établissement hospitalier et la CRAM est mise en oeuvre et les aides prévues sont définies sur le plan de sortie. De retour à domicile, le retraité reçoit la visite d’un(e) assistant(e) social(e) qui adapte le plan à son état. En 2008, 1 486 personnes en ont bénéficié, et 90 accords ont été signés avec les Établissements de santé. Enfin, avec ses partenaires institutionnels (MSA, CPAM, …) et du monde associatif, la CRAM a mis en place des programmes de prévention santé destinés à préserver la qualité de vie et l’autonomie des plus de 60 ans,à domicile ou en Établissement. Ils se déclinent en prévention :

- des chutes avec les ateliers Équilibre (44 ateliers en Franche-Comté en 2008),
- de la perte demémoire avec le programme PAC EUREKA,
- de la dénutrition avec le programme alimentation,
- d’une meilleure gestion de la prise demédicaments.

Propos recueillis par C. DEMOUGE